Par AN | Lementor.net
Un nouveau seuil de tension a été franchi au Moyen-Orient. Ce samedi 28 février, les forces des États-Unis et d’Israël ont mené des frappes simultanées de grande envergure contre plusieurs centres urbains iraniens, notamment Téhéran, Ispahan, Tabriz, Karaj et Kermanchah. Ces bombardements ont provoqué de violentes explosions, accentuant un climat déjà extrêmement tendu dans la région.
Dès l’aube, plusieurs déflagrations ont été signalées dans la capitale iranienne. D’épais nuages de fumée ont envahi le ciel de la ville, tandis que des médias d’État évoquaient au moins trois explosions. Des correspondants internationaux ont également confirmé des frappes dans différentes zones du territoire iranien.
Une offensive baptisée “Fureur épique”
Depuis la Floride, le président américain Donald Trump a revendiqué le lancement d’une opération militaire d’envergure, baptisée « Fureur épique » par le Pentagone. Selon lui, cette intervention vise à neutraliser des menaces jugées imminentes, notamment les capacités balistiques et navales de l’Iran.
Dans une déclaration diffusée en ligne, le dirigeant américain a appelé la population iranienne à renverser le pouvoir en place, tout en adressant un message direct aux forces armées iraniennes, les exhortant à se rallier sous peine de lourdes conséquences.
Dans le même temps, les autorités israéliennes ont indiqué avoir mené une opération préventive. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a défendu cette décision, affirmant qu’il était impératif d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
Face à la menace, Israël a instauré un état d’urgence et suspendu le trafic aérien civil. Des alertes ont retenti dans plusieurs villes, dont Jérusalem, où la population a été appelée à se mettre à l’abri.
Par ailleurs, des sources médiatiques ont indiqué que des figures clés du régime iranien, dont le guide suprême Ali Khamenei et le président Massoud Pezeshkian, figuraient parmi les cibles potentielles. Toutefois, ce dernier a été annoncé sain et sauf par les autorités iraniennes.
Une riposte immédiate de Téhéran
En réaction, l’Iran a rapidement lancé des représailles. Les Gardiens de la Révolution ont confirmé le déclenchement d’une première vague d’attaques.
Dans la foulée, des explosions ont été entendues dans plusieurs capitales de la région, notamment à Manama, Doha, Abou Dhabi, ainsi qu’au Koweït et en Arabie saoudite.
Les autorités iraniennes ont promis une réponse ferme, affirmant avoir jusque-là privilégié la voie diplomatique. Elles assurent désormais être prêtes à défendre pleinement leur souveraineté.
Plusieurs pays de la région ont indiqué avoir intercepté des missiles visant leur territoire, notamment le Qatar et les Émirats arabes unis. En Erbil, des explosions ont également été signalées à proximité d’infrastructures liées aux intérêts américains.
Un trafic aérien paralysé et une inquiétude internationale
Face à cette escalade, plusieurs États ont décidé de fermer leur espace aérien, dont l’Iran, Israël, l’Irak et le Qatar. De grandes compagnies, telles que Air France, Lufthansa et Turkish Airlines, ont suspendu leurs dessertes vers plusieurs destinations du Moyen-Orient.
Sur le plan diplomatique, l’Union européenne a qualifié la situation de critique, appelant à la retenue. Le Royaume-Uni a exprimé ses inquiétudes face à un possible embrasement régional, tandis que la Russie a fermement condamné les frappes américaines.
Ces événements surviennent alors même que des discussions étaient en cours entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien, avec des négociations récentes organisées à Oman. Une nouvelle session était prévue dans les prochains jours, mais son maintien apparaît désormais incertain.
Selon plusieurs analystes, dont la sociologue franco-iranienne Azadeh Kian, le risque d’une escalade incontrôlée est réel. Les prochaines heures seront déterminantes pour savoir si la crise peut être contenue ou si elle débouchera sur un conflit régional d’ampleur.
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