Par La Rédaction | Lementor.net
Le mercredi 1er juillet 2026, Abidjan a perdu l’un de ses artistes d’adoption les plus singuliers. Mathieu-Jean Gensin, connu dans le monde de l’art sous le nom de Xisparu, s’est éteint dans la capitale économique ivoirienne où il avait choisi de vivre et de créer. La ministre de la Culture et de la Francophonie Françoise Remarck lui a rendu un vibrant hommage, saluant la mémoire d’un homme dont l’œuvre a contribué au rayonnement des arts plastiques en Côte d’Ivoire et dans l’espace francophone.
Xisparu était martiniquais de naissance mais ivoirien de cœur. Artiste-peintre dont le travail s’inscrit dans la tradition des arts plastiques caribéens et africains, il avait choisi Abidjan comme base de création et comme lieu de vie, participant à la dynamique culturelle d’une ville qui, sous les différents mandats ministériels successifs, a cherché à construire une scène artistique contemporaine capable de dialoguer avec le reste du monde. Sa présence à Abidjan pendant des années dit quelque chose sur l’attractivité culturelle de la Côte d’Ivoire pour des artistes venus d’horizons différents qui trouvent dans cette ville l’énergie, les rencontres et l’environnement nécessaires à leur création.
Ce décès s’inscrit dans une série de deuils qui frappe le monde culturel ivoirien et francophone depuis le début de l’année 2026. Abomé l’Éléphant en mai. DJ Congélateur quelques jours plus tard. Et maintenant Xisparu en juillet. Ces disparitions répétées posent avec une acuité renouvelée la question de la protection sociale des artistes, ces hommes et ces femmes qui contribuent quotidiennement à l’âme d’une société sans toujours bénéficier des filets de sécurité que leur contribution mérite.
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