Par La Rédaction | Lementor.net
La deuxième édition du Salon International des Ressources Extractives et de l’Énergie se tiendra du 18 au 22 novembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan. Cette édition, qualifiée de SIREXE de deuxième génération, s’inscrit sous le thème Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique, un thème qui traduit un changement de paradigme significatif par rapport à la première édition de 2024 : on ne débat plus des politiques et stratégies à adopter. On passe à la mise en œuvre concrète, avec les infrastructures comme colonne vertébrale de la transformation.
La première édition du SIREXE en novembre 2024 avait surpris par son ampleur. Plus de 320 exposants, 30 délégations ministérielles, 50 pays représentés, et surtout plus de 6,5 milliards de dollars de contrats signés ou engagés en marge du salon. Ce résultat, qui dépasse largement les ambitions initiales des organisateurs, a transformé le SIREXE en événement de référence pour les secteurs extractifs et énergétiques en Afrique de l’Ouest. La deuxième édition ambitionne de dépasser ce record.
Le contexte dans lequel se prépare cette deuxième édition est particulièrement favorable pour la Côte d’Ivoire. Entre 2011 et 2024, la production d’or brut a été multipliée par cinq, passant de 12,4 à 59,1 tonnes. La production de manganèse a dépassé le million de tonnes contre 41 000 tonnes en 2011. Depuis 2014, les financements publics et privés ont injecté 10 000 milliards de FCFA dans les secteurs minier et pétrolier. Le champ pétrolier Baleine produit désormais entre 50 000 et 60 000 barils par jour, avec une phase 3 dont la décision finale d’investissement pour 4 milliards de dollars a été signée en mai 2026. Et la récente découverte du puits Bubale-1X sur le bloc CI-709 vient encore densifier un portefeuille d’hydrocarbures déjà remarquable. Selon le classement 2025 du Fraser Institute, la Côte d’Ivoire est désormais le pays le plus attractif d’Afrique de l’Ouest en matière minière et se hisse au cinquième rang à l’échelle du continent.
Le Botswana a été désigné pays à l’honneur de cette édition 2026. Ce choix dit beaucoup sur les ambitions de la Côte d’Ivoire. Le Botswana est l’exemple le plus souvent cité sur le continent africain d’un État qui a réussi à transformer une rente extractive en développement humain durable. Premier producteur mondial de diamants par valeur, il a utilisé ses revenus miniers pour construire des infrastructures, financer l’éducation, développer la santé et diversifier progressivement son économie. Sa ministre des Minéraux et de l’Énergie Bogolo Joy Kenewendo a résumé l’enjeu avec une formule que les organisateurs du SIREXE ont retenue comme fil conducteur de l’édition : la question n’est pas si le monde s’intéresse aux ressources de l’Afrique. La question aujourd’hui, c’est comment l’Afrique se positionne en réponse.
Un protocole d’accord entre la Côte d’Ivoire et le Botswana dans les domaines minier et énergétique doit être signé en marge du salon, première traduction concrète d’une coopération Sud-Sud qui aspire à dépasser les déclarations d’intention. Pour le ministre des Mines Mamadou Sangafowa-Coulibaly, le SIREXE est bien plus qu’un salon : il se distingue comme le seul salon international bilingue réunissant mines, pétrole et énergie, capable de connecter institutions, investisseurs et experts autour d’une vision commune. Cette vision commune est celle que le groupe consultatif international des 8 et 9 juillet, qui débute demain à Abidjan, devra concrétiser en engagements financiers mesurables pour le PND 2026-2030.
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