Par La Rédaction | Lementor.net
Ce samedi 11 juillet 2026, le cimetière de Krindjabo, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire, a accueilli les dépouilles de Franck Omer Dohou, footballeur professionnel décédé le lundi 29 juin 2026 des suites de ses blessures dans un accident de la circulation. Treize jours après sa mort, sa ville natale l’a accompagné pour son dernier voyage dans une atmosphère de deuil qui dit l’ampleur de la perte pour une communauté et pour le football ivoirien.
Franck Omer Dohou était footballeur professionnel. Son parcours illustre cette catégorie de joueurs qui constituent le tissu vivant du football ivoirien, ceux qui ne font pas les Unes des journaux spécialisés européens, qui n’alimentent pas les colonnes des transferts estivaux, mais qui jouent semaine après semaine dans les championnats locaux avec la même passion et le même engagement que ceux qui évoluent sous les projecteurs mondiaux. Ce sont ces joueurs qui font vivre le football dans les stades de province, qui inspirent les enfants des quartiers et des villages, qui transmettent l’amour du ballon à une génération qui ne connaîtra peut-être jamais les grandes compétitions mais qui n’en joue pas moins avec tout le cœur qu’elle a.
Sa mort dans un accident de la circulation le 29 juin rappelle une réalité douloureuse. Les routes tuent en Côte d’Ivoire avec une régularité que les statistiques officielles documentent sans que les politiques publiques ne parviennent encore à endiguer efficacement. En 2026, durant les six premières semaines de l’année, 164 morts avaient été enregistrés sur les routes ivoiriennes. Franck Omer Dohou est mort de cette même route, la même qui tue des dizaines de milliers d’Ivoiriens depuis des décennies.
La ville de Krindjabo, localité de la région du Sud-Comoé dans le sud-est du pays, perd en lui l’un de ses fils qui avait choisi de vivre sa passion plutôt que de l’abandonner pour une vie plus sûre. Ce choix mérite d’être honoré. Le football ivoirien, qui célèbre en ce mois de juillet ses réussites au Mondial 2026 et ses qualifications historiques, doit aussi se souvenir de ceux qui le pratiquent loin des caméras et dont la disparition n’interrompt pas les championnats mais laisse un vide réel dans les vestiaires, les familles et les tribunes qui les aimaient.
Que la terre de Krindjabo lui soit légère.
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