Par La Rédaction | Lementor.net
Ce lundi 20 juillet 2026, six militants du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement Démocratique Africain ont retrouvé la liberté après avoir passé près de neuf mois derrière les barreaux. Leur avocat Me Ange Rodrigue Dadjé a annoncé la nouvelle sur ses plateformes numériques après une audience devant la Chambre antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan.
Les six militants libérés sont Allo Pacome Didier, Kouleon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean Marc, Ouattara Kinjinlman et Niangoran N’Guessan Édouard. Ils recouvrent enfin la liberté après neuf mois de détention, a écrit Me Dadjé, exprimant sa satisfaction à l’issue de cette étape judiciaire. Les circonstances précises ayant conduit à cette remise en liberté ainsi que l’évolution éventuelle de la procédure judiciaire n’ont pas encore été communiquées par les autorités compétentes.
Cette libération intervient dans un contexte politique ivoirien marqué par un mouvement d’apaisement progressif. Quelques mois plus tôt, en mars 2026, plusieurs autres membres de la jeunesse du PDCI-RDA avaient bénéficié d’une mesure similaire après plusieurs mois de détention. Et le 6 juillet 2026, la Cour d’Appel d’Abidjan avait accordé une liberté provisoire à Ibrahim Zigui, cyberactiviste proche du PPA-CI, tandis que Moïse Lida Kouassi était libéré le même jour après onze mois de détention. Ces libérations successives dessinent un paysage judiciaire en mouvement, même si les procédures restent ouvertes pour la plupart des personnes concernées.
Ce que cette libération dit de la situation politique ivoirienne, c’est que l’État choisit de gérer ses détenus politiques avec une flexibilité judiciaire dont le calendrier dit autant que les décisions elles-mêmes. Neuf mois de détention devant la Chambre antiterroriste pour des militants d’un parti d’opposition légal, dans un pays qui se prépare à célébrer son 66ème anniversaire de l’indépendance à Yopougon le 7 août et qui vient de mobiliser 47 820 milliards de FCFA devant la communauté financière internationale, dit que la tension entre les exigences de la gouvernance démocratique et les pratiques sécuritaires n’a pas encore trouvé son équilibre définitif. Me Ange Rodrigue Dadjé, qui avait également défendu Ibrahim Zigui, continue de construire sa réputation d’avocat des libertés publiques dans un paysage judiciaire dont il connaît désormais parfaitement les rouages.
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