Par La Rédaction | Lementor.net
Les 8 et 9 juillet 2026, le Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire est devenu le point de convergence des principaux partenaires techniques et financiers de la Côte d’Ivoire. Représentants d’institutions internationales, bailleurs de fonds et investisseurs privés venus des quatre coins du monde se réunissent pour examiner le financement du Plan national de développement 2026-2030. L’objectif est précis et ambitieux : mobiliser 11 138,2 milliards de FCFA de financements extérieurs pour soutenir la mise en œuvre d’un programme de développement économique et social dont l’enveloppe globale atteint 114 840 milliards de FCFA sur cinq ans.
Pour convaincre ses partenaires, le gouvernement ivoirien dispose d’un argument que peu de pays africains peuvent présenter avec la même solidité : un bilan d’exécution du PND précédent de 94 %, soit 55 466 milliards de FCFA effectivement investis sur la période 2021-2025. Ce taux d’exécution exceptionnel dit que la Côte d’Ivoire ne vient pas seulement avec des promesses. Elle vient avec une réputation de pays qui réalise ce qu’il annonce, qui dépense ce qu’il mobilise et qui produit des résultats mesurables sur le terrain.
La qualité des personnalités attendues à ce groupe consultatif dit l’ampleur de la mobilisation internationale autour de ce rendez-vous. Parmi les participants figure Ahunna Eziakonwa, Administratrice adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement, Directrice du Bureau régional pour l’Afrique et Sous-Secrétaire générale des Nations Unies, en visite officielle en Côte d’Ivoire du 8 au 13 juillet. Sa présence dit que les Nations Unies considèrent ce groupe consultatif comme un moment stratégique pour l’ensemble du continent africain, pas seulement pour la Côte d’Ivoire.
La structuration de ces deux jours mérite d’être soulignée. Le 8 juillet est consacré exclusivement aux bilatéraux et multilatéraux. Le 9 juillet est dédié au secteur privé avec la présentation des 800 projets profilés aux investisseurs. Cette architecture dit la vision du gouvernement : d’abord sécuriser les engagements des partenaires institutionnels qui donnent la crédibilité de l’ensemble, ensuite mobiliser le secteur privé qui doit porter 70 % du financement total. L’ordre n’est pas anodin. Le secteur privé investit là où les institutions de référence ont déjà validé le cadre.
Ce groupe consultatif arrive dans un contexte exceptionnel. La semaine précédente, le FMI avait classé la Côte d’Ivoire premier pays d’Afrique subsaharienne à faible risque de surendettement et débloqué 832,8 millions de dollars. La Banque mondiale avait ratifié 261,9 millions d’euros de financement supplémentaire. L’AFD avait ajouté 130 millions d’euros. Les Éléphants avaient atteint les huitièmes de finale du Mondial pour la première fois de leur histoire, projetant une image de confiance et de dynamisme national que les chiffres économiques seuls ne sauraient produire. Rarement une délégation ivoirienne s’est présentée devant les investisseurs mondiaux avec autant d’arguments simultanément solides.
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