Par La Rédaction | Lementor.net
La Côte d’Ivoire a ouvert les inscriptions pour recruter mille jeunes dans les centres de service civique de Korhogo et d’Adzopé. Cette annonce, faite par les services compétents le 4 juillet 2026, s’inscrit dans la politique nationale d’insertion professionnelle des jeunes que le gouvernement Beugré Mambé a érigée en priorité du PND 2026-2030.
Le service civique est un dispositif qui permet à des jeunes en situation d’inactivité de s’engager dans des activités d’intérêt général encadrées par l’État, en contrepartie d’une indemnisation et d’une formation. Il ne remplace pas l’emploi privé. Il ne crée pas des postes durables dans l’économie formelle. Mais il offre une alternative à l’oisiveté, il transmet des compétences, il crée une discipline de travail et il donne aux jeunes concernés un cadre structuré dans lequel ils peuvent développer des aptitudes valorisables sur le marché du travail.
Le choix de Korhogo et d’Adzopé comme sites de ces deux centres dit une géographie volontaire. Korhogo, capitale du nord, est une ville dont le dynamisme économique reste en deçà de son potentiel et dont la jeunesse, comme dans tout le nord du pays, est exposée à des risques de radicalisation et d’attrait pour les filières informelles ou illicites que la proximité de la frontière avec le Mali et le Burkina Faso aggrave. Adzopé, dans le centre-est, est une ville agricole dont le tissu économique local offre des perspectives limitées aux jeunes qui n’ont pas pu poursuivre leurs études. Ces deux villes ne sont pas choisies par hasard. Elles représentent deux typologies de besoins différents auxquels le service civique peut apporter une réponse partielle mais réelle.
Mille jeunes dans deux centres. Ce chiffre est modeste au regard des besoins. La Côte d’Ivoire compte plus de 500 000 nouveaux entrants sur le marché du travail chaque année pour une économie qui ne crée pas encore suffisamment d’emplois formels pour les absorber tous. Mais la modestie du chiffre ne doit pas faire oublier la symbolique de la démarche. Un État qui investit dans un programme de service civique dit à sa jeunesse : nous n’avons pas oublié votre existence. Nous travaillons à vous donner des outils. Chaque programme de ce type, même imparfait, même insuffisant, contribue à construire la confiance entre les institutions et une génération qui a besoin de voir que le projet national la concerne.
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