Par La Rédaction | Lementor.net
Le 12 septembre 2026, l’Assemblée générale élective de la Fédération Ivoirienne de Football désignera le successeur ou le continuateur à la tête de l’institution qui a conduit les Éléphants à leur première qualification historique pour les huitièmes de finale d’une Coupe du monde. Dans le paysage footballistique ivoirien, cette élection est l’événement institutionnel de l’année. Et pour l’instant, elle ressemble moins à une compétition ouverte qu’à une confirmation annoncée.
Deux candidatures se sont déclarées face au président sortant. Cissé Souleymane a annoncé sa candidature avec un programme articulé autour de la professionnalisation accrue du football local et du renforcement des structures de base. Jean Marc Zorro, figure connue des milieux du football ivoirien, a également officialisé sa candidature avec l’ambition de proposer une vision alternative à la gouvernance actuelle. Ces deux hommes ont leur légitimité propre. Ils ont le droit de se présenter et d’exposer leur vision devant les délégués qui voteront le 12 septembre. Mais ils se présentent contre un bilan qui parle pour lui-même et contre un candidat dont le soutien institutionnel et politique est d’une solidité remarquable.
Yacine Idriss Diallo se dirige vers un deuxième mandat avec la force tranquille de celui qui a accompli ce qu’il avait promis. Arrivé à la tête de la FIF en juin 2022 dans un contexte de crise profonde après l’échec de la qualification pour le Mondial 2022, il a pris une institution fragilisée, divisée et discréditée et en a fait en quatre ans la fédération africaine la plus performante de cette période. Le bilan est connu et documenté : qualification pour la Coupe du monde 2026 avec vingt-six points et zéro défaite en phase qualificative, titre de champion d’Afrique en 2024 sur sol ivoirien, organisation réussie de la CAN 2023, passage de 394 clubs affiliés à 673, doublement du nombre de matches organisés, plancher salarial instauré pour les joueurs professionnels, modernisation des infrastructures, réhabilitation du Centre technique national, et maintenant cette qualification historique pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Ce bilan n’est pas une campagne électorale. C’est une réalité mesurable, reconnue par la FIFA, par la CAF et par l’ensemble des observateurs du football africain.
Ce qui renforce davantage la position de YID, c’est l’unité sans fissure du Comité exécutif autour de sa candidature. Dans les milieux du football ivoirien, cette unité n’était pas acquise d’avance. Les institutions sportives africaines sont traditionnellement des espaces où les ambitions personnelles et les querelles de clan fragmentent les majorités et fragilisent les présidents sortants. Il n’en est rien ici. Le COMEX de la FIF soutient collectivement et sans réserve la candidature de Yacine Idriss Diallo pour un deuxième mandat. Cette unité est le produit d’une façon de travailler, de consulter, de partager les décisions et de répartir les responsabilités qui a construit au fil des quatre dernières années une confiance collective que les résultats sur le terrain ont encore renforcée. Continuer ensemble le chemin commencé en 2022 : c’est le message que le COMEX envoie à l’ensemble du football ivoirien.
Le carré rapproché de Yacine Idriss Diallo dit l’étendue et la qualité des soutiens qui l’entourent. Salif Bictogo, président de la Ligue professionnelle de football ivoirienne, dont le soutien au projet de YID est celui d’un homme qui connaît de l’intérieur les réalités du football professionnel ivoirien et qui a construit avec le président de la FIF une relation de travail fondée sur la complémentarité des missions et la cohérence des objectifs. Jean-Louis Gohouri, dont l’expérience institutionnelle et la connaissance des rouages du football africain constituent des atouts précieux dans la construction des alliances continentales. Malick Tohé, présent à chaque moment clé de cette aventure américaine, dont le soutien terrain et la mobilisation des réseaux sont des composantes essentielles de la dynamique de candidature. Le colonel Koné de la SOA, dont la présence dans ce carré rapproché dit que le football ivoirien dans sa dimension militaire et sécuritaire reconnaît dans YID le leader qui a su donner à l’institution la rigueur et la discipline qui ont porté les Éléphants au plus haut niveau mondial.
Au-delà de ce carré immédiat, deux figures dont le soutien mérite d’être nommé explicitement. Le président Ouégnin, dont l’autorité morale dans les milieux du football ivoirien est incontestable et dont l’alignement derrière YID dit que les personnalités les plus respectueuses de l’institution footballistique nationale voient dans ce deuxième mandat la continuation naturelle d’un projet qui n’a pas encore épuisé toutes ses promesses. Et Jacques Anouma, ancien président de la FIF et membre du Conseil de la FIFA, dont le soutien sans faille à Yacine Idriss Diallo est un signal institutionnel d’une portée considérable. Quand l’homme qui a présidé la FIF pendant deux décennies et qui représente la Côte d’Ivoire au niveau planétaire du football apporte son appui sans réserve au président sortant, c’est la légitimité historique du football ivoirien tout entier qui parle.
Ce que cette constellation de soutiens dit au fond, c’est que l’élection du 12 septembre n’est pas une simple formalité élective. C’est une confirmation institutionnelle. Une validation collective du chemin parcouru et de la direction à maintenir. Les délégués qui voteront ce jour-là ne choisiront pas seulement un président de fédération. Ils choisiront si la Côte d’Ivoire du football veut continuer sur la trajectoire qui l’a conduite aux huitièmes de finale d’une Coupe du monde ou si elle veut tenter autre chose.
La réponse, au regard de l’unité du COMEX, de la qualité des soutiens et de l’ampleur du bilan, semble déjà écrite.
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