CB | Lementor.net
La Direction générale des transports terrestres et de la circulation a publié un communiqué appelant les automobilistes encore équipés d’anciennes plaques à fond bleu, en particulier celles dont les caractères sont devenus illisibles, à effectuer leur mise en conformité vers le nouveau format à fond blanc désormais en vigueur sur l’ensemble du territoire ivoirien.
Cette sortie officielle n’est pas anodine. Elle intervient dans un contexte où les routes d’Abidjan et de l’intérieur du pays sont encore parcourues par des milliers de véhicules arborant des plaques effacées, décolorées ou carrément inamovibles depuis des années. Le message est clair : la tolérance a des limites, et ces limites s’appellent désormais des sanctions.
Sur le fond, la DGTTC apporte une précision utile qui devrait mettre fin à certains abus lors des contrôles routiers. L’absence ou la dégradation du code-barres figurant sur une plaque ne constitue pas, en elle-même, une infraction. Les agents qui, en cas de doute, souhaitent vérifier la validité d’une immatriculation sont invités à s’appuyer sur les documents officiels du véhicule : carte grise, numéro de châssis ou marquages constructeur. Cette précision n’est pas anodine dans un pays où les contrôles routiers donnent parfois lieu à des interprétations créatives de la réglementation.
En revanche, ce que la direction ne négocie pas, c’est la lisibilité. Tout véhicule circulant sur la voie publique doit impérativement être équipé de plaques réglementaires dont les caractères sont parfaitement visibles. Les propriétaires de véhicules dont les plaques présentent des caractères effacés ou détériorés s’exposent, en cas de contrôle et de non-remplacement, à des sanctions pour défaut de plaque conforme.
Au-delà de la mise en conformité administrative, la DGTTC rappelle une réalité que les accidents de la route ivoiriens illustrent trop souvent : une plaque illisible n’est pas seulement une infraction. C’est un obstacle à l’identification d’un véhicule impliqué dans un accident, une fuite ou un délit de fuite. C’est une faille dans la chaîne de la sécurité routière que ni les caméras, ni les agents de contrôle ne peuvent compenser.
Les démarches de remplacement sont à effectuer auprès des services agréés de la DGTTC. Les conducteurs concernés sont invités à ne pas attendre le prochain contrôle pour s’y conformer.
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