Par AN | Lementor.net
Dans le cadre du renforcement de la sécurité routière, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a procédé, ce mardi 3 mars 2026 au Plateau, à la remise d’un important lot d’équipements à la Direction générale de la Police nationale. Cette initiative s’inscrit dans l’opération spéciale baptisée « Épervier sur les routes, tolérance zéro », lancée au début du mois de mars.
Cette action intervient alors que les indicateurs liés aux accidents de la circulation suscitent une vive inquiétude. Depuis le 1er janvier 2026, les autorités ont recensé 519 accidents sur l’ensemble du territoire, causant 164 décès et 1 934 blessés, soit en moyenne quatre morts par jour.
Représentant le ministre Amadou Koné, le directeur général des Transports terrestres et de la circulation, Oumar Sacko, a indiqué que cette dotation répond à l’urgence de freiner cette hécatombe. Il a souligné que les mesures prises s’inscrivent dans les directives du Conseil national de sécurité visant à renforcer les contrôles routiers.
« Notre objectif est de faire des routes des espaces sûrs et non des lieux de drame », a-t-il affirmé.
Des équipements modernes pour renforcer les contrôles
Le matériel remis comprend notamment cinq radars mobiles destinés à surveiller les excès de vitesse, y compris de nuit grâce à un système d’éclairage LED. Ces appareils disposent d’une autonomie pouvant atteindre 72 heures.
Le dispositif est complété par cinq kits d’intervention, utiles entre autres pour les opérations de retrait de plaques d’immatriculation, ainsi que 200 cônes de signalisation pour sécuriser les zones de contrôle.
Les forces de l’ordre ont également reçu 200 terminaux électroniques permettant la vidéo-verbalisation et la vérification des documents de transport en temps réel. À cela s’ajoutent une herse pour stopper les véhicules en fuite et des alcootests pour lutter contre la conduite en état d’ivresse.
Selon Oumar Sacko, cette première livraison n’est qu’un début, d’autres équipements étant attendus dans les mois à venir.
Une répression déjà en marche
Les premières opérations menées sur le terrain traduisent déjà la fermeté des autorités. D’après l’inspecteur général de police Dosso Siaka, directeur général adjoint chargé de la sécurité publique, 405 véhicules particuliers ont été saisis entre le 16 février et le 2 mars.
Par ailleurs, 659 engins à deux et trois roues ont été immobilisés, ainsi que 30 véhicules administratifs. Les infractions liées aux plaques d’immatriculation irrégulières restent particulièrement nombreuses, avec 4 674 cas enregistrés.
« La loi s’applique à tous, sans exception », a martelé le responsable policier.
Tolérance zéro sur toute l’étendue du territoire
Grâce à ces nouveaux moyens, les autorités entendent intensifier les contrôles sur l’ensemble du pays. La police promet des opérations rigoureuses et systématiques.
« Aucun usager ne sera épargné. Tous feront l’objet de contrôles », a prévenu Dosso Siaka.
Il a également exhorté les conducteurs à adopter un comportement responsable, rappelant que les accidents de la route peuvent être évités.
Les autorités réaffirment ainsi leur détermination à réduire significativement l’insécurité routière à travers une application stricte de la réglementation en vigueur. Les opérations de contrôle devraient se poursuivre et s’intensifier dans les semaines à venir.
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