Par La Rédaction | Lementor.net
Dans moins de cinq semaines, Abidjan accueillera les 8 et 9 juillet un groupe consultatif international d’une portée considérable. Il s’agit de présenter à la communauté des bailleurs de fonds et du secteur privé mondial le Plan national de développement 2026-2030 dans son intégralité, et de mobiliser les financements nécessaires à sa mise en œuvre. Le volume d’investissement estimé pour ce plan dépasse 175 milliards d’euros sur cinq ans, un chiffre qui donne la mesure de l’ambition mais aussi de la dépendance aux capitaux extérieurs.
La Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque africaine de développement et le Système des Nations Unies ont confirmé leur participation à l’organisation de cet événement. Leur présence institutionnelle envoie un signal de confiance. Mais c’est la qualité des engagements concrets qui seront pris au cours de ces deux jours qui mesurera la crédibilité réelle du projet ivoirien aux yeux des investisseurs internationaux.
Le contexte régional complexe, marqué par les turbulences politiques au Sahel et par la montée des tensions entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’AES, sera inévitablement présent en filigrane des discussions. La stabilité politique ivoirienne, qui reste l’un des principaux arguments de séduction auprès des partenaires économiques, sera scrutée avec d’autant plus d’attention que la question de la succession d’Alassane Ouattara à la tête de l’État reste, pour l’instant, sans réponse publique.
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