Par La Rédaction | Lementor.net
Interpellé le 3 mai à l’aéroport d’Abidjan alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire après un transit, l’activiste malien Aziz Maïga, connu pour ses positions ouvertement pro-juntes, a été placé en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour soupçons d’espionnage. Sa famille, dans un communiqué mesuré, a indiqué qu’il se portait bien tout en demandant à ses soutiens de s’abstenir de toute récupération médiatique ou politique susceptible de compliquer l’évolution judiciaire du dossier.
L’affaire s’inscrit dans une séquence cohérente. Elle rappelle le précédent du député malien Mamadou Hawa Gassama, condamné à trois ans de prison pour offense au chef de l’État avant d’être libéré en février 2026 après sept mois de détention. Dans les deux cas, des ressortissants maliens aux positions hostiles au pouvoir ivoirien se sont retrouvés sur le territoire de la Côte d’Ivoire et en sont repartis menottés. Dans les deux cas, le silence diplomatique de Bamako en dit plus long que n’importe quelle déclaration officielle.
Ce que les autorités ivoiriennes auraient trouvé dans les appareils et les contacts d’Aziz Maïga reste inconnu du public. La détention provisoire signifie que les éléments réunis justifient à ce stade le maintien en détention pendant la poursuite des investigations. La suite appartient aux juges.
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