Par La Rédaction | Lementor.net
Le 17 juillet 2026, les membres du Conseil d’administration de l’Office national de l’eau potable ont effectué une visite des usines de production d’eau potable de Bonoua 1 et Bonoua 2. La délégation d’une trentaine d’administrateurs, conduite par le président du Conseil d’administration Diakité Coty Souleymane et la directrice générale Nabintou Cissé, a été accueillie par Kongo Prévost, directeur de la Production de la SODECI.
Cette visite dit quelque chose de simple et de fondamental sur la gouvernance des infrastructures publiques. Un administrateur qui n’a jamais vu une usine de production d’eau ne peut pas prendre de décisions éclairées sur les investissements nécessaires pour alimenter des millions d’Abidjanais. Ce contact avec la réalité opérationnelle, avec les équipements réels, les contraintes techniques réelles et les défis quotidiens des équipes de terrain, est la condition minimale d’une gouvernance responsable. Le fait que le Conseil d’administration de l’ONEP ait jugé nécessaire d’organiser cette immersion dit que cette évidence n’allait pas forcément de soi.
Les équipes techniques ont présenté les différentes étapes du traitement de l’eau depuis le captage jusqu’à l’acheminement vers les réseaux de distribution. Le processus de dégazage, étape essentielle qui élimine le dioxyde de carbone contenu dans l’eau brute pour optimiser les traitements suivants et améliorer l’équilibre du pH. Les systèmes de filtration. La désinfection à l’hypochlorite de sodium. Les infrastructures de stockage pour assurer la continuité de l’alimentation. Les dispositifs de contrôle qualité tout au long du processus.
Les défis nommés par les équipes de la SODECI méritent d’être pris au sérieux par les administrateurs qui les ont entendus. L’entretien des équipements dans des usines dont certaines sections datent de plusieurs décennies. L’adaptation des capacités de production à une demande en constante progression portée par la croissance démographique d’Abidjan. Et la nécessité d’assurer un service continu dans une ville de cinq millions d’habitants dont les quartiers périphériques souffrent encore de ruptures d’approvisionnement régulières.
Ce partenariat ONEP-SODECI qui dure depuis plus de soixante ans est l’une des infrastructures institutionnelles les plus durables de la Côte d’Ivoire. Bonoua 1 et Bonoua 2 alimentent une part significative d’Abidjan. Leur bon fonctionnement conditionne la santé publique, l’activité économique et la qualité de vie quotidienne de millions d’Ivoiriens. Que les administrateurs de l’ONEP aient fait le déplacement pour voir de leurs propres yeux ce qu’ils administrent dit que la gouvernance des infrastructures publiques en Côte d’Ivoire gagne lentement en sérieux. C’est une bonne nouvelle qui mérite d’être nommée comme telle.
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