Par Issa Sangare Yeresso | Issa Sangare Yeresso
Quoi qu’on dise, le président Yacine Idriss Diallo, en un mandat, a su donner du plaisir aux mélomanes du football ivoirien.
Certes tout n’est pas parfait ; il y a beaucoup à corriger.
Mais, loin des problèmes de personnes, ne faisons pas la fine bouche : il a rehaussé l’image de notre football. L’engouement autour de l’équipe nationale est revenu plus dynamique et fédérateur.
En sports, comme en politique, briguer la présidence, diriger les instances, c’est prévoir, se donner les moyens de sa politique. Yacine Idriss Diallo s’est donné les moyens de sa réélection à la tête de la Fédération Ivoirienne de Football :
Certains néophytes ignorent ou font semblant que tous les supporters ne votent pas.
Seulement 89 votants décident qui a le mérite de diriger la FIF.
Les joueurs ont été mis dans les conditions idéales ; les primes ont été régulièrement payées.
Les clubs ont été choyés et leurs subventions revalorisées.
Au cours de ce premier mandat, d’importantes sommes ont été récoltées (primes et subventions CAN, Mondial, droits de publicité).
L’image de la Côte d’Ivoire a été mondialement médiatisée.
En sports, on ne gagne pas tout et on ne gagne pas toujours.
Yacine Idriss Diallo n’est pas un intrus, ni un parvenu, encore moins un opportuniste du milieu du football ivoirien : il n’est pas comme ceux qui ne s’intéressent au football ivoirien qu’aux moments des élections, du renouvellement des instances de la fédération ivoirienne.
Directeur commercial marketing du groupe RTI, directeur commercial et directeur général de la LONACI, administrateur de plusieurs sociétés, Yacine Idriss Diallo a collaboré pendant plus de 30 ans avec plusieurs présidents de la FIF dont Dieng Ousseïnou, qui a remporté une CAN, Jacques Anoma, Sidi Diallo, qui a également remporté une CAN…
Cette riche expérience le condamne à être très ambitieux pour de meilleurs résultats. Cette carapace endurcie condamne Yacine Idriss Diallo à encaisser les critiques et suggestions de tous les passionnés du football.
Au regard de tous ces constats, Yacine Idriss Diallo a l’obligation de développer le football local partout dans la Côte d’Ivoire profonde. C’est la faiblesse de son premier mandat.
Les milliards gagnés au cours de ce premier mandat doivent servir à développer non seulement le football masculin senior, cadet, minime, poussin, mais aussi le football féminin toutes catégories confondues. Le championnat ivoirien, toutes les leagues confondues, a besoin d’un profond réaménagement. Il doit sortir de l’amateurisme et du clientélisme.
Pour ce faire, un investissement rationnel, judicieux dans la construction des infrastructures dans les régions, préfectures, sous-préfectures, mairies, dans la formation et l’encadrement des jeunes est obligatoire.
Il est souhaitable, disons plutôt urgent, impérieux, que les fonctions de sélectionneur, de directeur technique et d’entraîneur de l’équipe nationale soient distinctement bien séparées.
Une bonne communication de la FIF doit éviter la confusion au niveau des supporters, des actions médiatiques du président de la FIF. Fort de son bilan, Yacine Idriss Diallo, sans se laisser distraire, doit réorienter son deuxième mandat vers l’implantation des structures : stades, centres de formation, détection et sélection de talents sans partialité. Ce deuxième mandat, qui est déjà un acquis, est le véritable défi du président Yacine Idriss Diallo….
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