Par La Rédaction | Lementor.net
Ce vendredi 5 juin, Journée mondiale de l’Environnement, le ministre Abou Bamba a réaffirmé l’ambition du gouvernement ivoirien de bâtir une économie résiliente, sobre en carbone et respectueuse de l’environnement. Le thème retenu cette année au niveau mondial, « Air — Action pour le climat », donne une résonance particulière à cette déclaration dans un pays dont le modèle de développement repose encore largement sur les hydrocarbures, le cacao et les ressources forestières.
L’engagement affiché est réel. Mais il dialogue avec une réalité que la saison des pluies, qui entre ces jours-ci dans une phase d’intensification, rend concrète et immédiate. La Société de Développement des Forêts a émis cette semaine des alertes de perturbations météorologiques pour neuf localités ivoiriennes. Les risques d’inondations et d’éboulements dans les zones précaires d’Abidjan et de l’intérieur du pays sont une illustration vivante du fait que la transition écologique n’est pas une abstraction de sommet international. Elle se joue aussi dans les ruelles de Yopougon qui se transforment en torrents dès que le ciel se décharge, dans les bas-fonds de Port-Bouët où des familles ont bâti leur vie sur des terres que l’eau réclame chaque année un peu plus violemment.
La Côte d’Ivoire a fait des progrès mesurables sur l’accès à l’électricité, passée de 34 % à 88 % du territoire couvert en une décennie. Elle doit maintenant faire le même chemin sur la résilience climatique de ses villes et de ses campagnes. Les deux agendas sont inséparables.
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