Par La Rédaction | Lementor.net
Ce qui distingue l’Argentine du Mondial 2026 des autres grandes équipes n’est pas seulement sa façon de jouer au football. C’est la façon dont plusieurs de ses joueurs se comportent en dehors des lignes blanches, avant, pendant et après les matchs. Une analyse joueur par joueur des incidents documentés révèle un schéma cohérent qui n’est ni accidentel ni individuel. C’est systémique. La violence verbale et physique comme stratégie assumée, validée par le sélectionneur, tolérée par la fédération et protégée par l’institution.
Emiliano Martinez, gardien, Aston Villa, 34 ans, né à Mar del Plata
Le cas Martinez est le plus documenté de toute la sélection. Sa réputation internationale repose sur deux piliers : un talent de gardien réel et reconnu, et un arsenal de provocations verbales et physiques qui lui a valu des sanctions officielles de la FIFA. Après la finale de la Coupe du monde 2022 contre la France au Qatar, il a tenu le trophée du meilleur gardien devant ses parties génitales en célébration obscène filmée par des millions de téléspectateurs. Lors des tirs au but de cette même finale, il a lancé le ballon loin avant les tentatives des tireurs français et les a verbalement provoqués pour tenter de briser leur concentration. L’ancien président de Crystal Palace Simon Jordan l’a qualifié de tricheur sur talkSPORT. En mars 2022, lors des qualificatifs, il avait déjà verbal avec les arbitres après avoir concédé un but qu’il estimait litigieux. En septembre 2024, lors des qualificatifs pour le Mondial 2026, il a reproduit le même geste obscène avec la réplique de la Copa America lors de la célébration après Argentine-Chili. Quelques jours plus tard, après la défaite deux buts à un contre la Colombie, il a assené une violente gifle physique à la caméra qui le suivait sur le terrain. La FIFA a ouvert une procédure disciplinaire et l’a suspendu deux matchs pour comportement offensant et violation des principes du fair-play selon l’article 13 de son code disciplinaire. La fédération argentine a accepté la sanction mais a manifesté son total désaccord. Au Maracanã lors des qualificatifs contre le Brésil en 2023, quand des affrontements ont éclaté dans les tribunes, Martinez s’est élancé physiquement vers un policier brésilien et a tenté de lui arracher sa matraque selon le Daily Mail, avec des coéquipiers qui l’ont retenu. En Ligue Europa avec Aston Villa, il a accumulé des cartons jaunes pour provocation verbale et gestuelle du public au point d’être suspendu pour une demi-finale.
Leandro Paredes, milieu, Boca Juniors, 32 ans, né à Rome de parents argentins
Paredes est la définition du joueur dont la violence physique et verbale se cherche un prétexte. Son histoire d’incidents commence bien avant ce Mondial. Lors du classique PSG-Marseille en 2020, il a déclenché une bagarre générale en fin de match en accrochant délibérément Dario Benedetto, écopant d’un carton rouge et de deux matchs de suspension. Après l’incident, il avait déclaré je dois améliorer mon comportement à la radio argentine, avant de continuer exactement comme avant. La Copa America 2024 a produit un épisode particulièrement révélateur : dans les couloirs après la demi-finale contre le Canada, il a délibérément lancé son bouclier protège-jambe vers le banc canadien, provoquant une altercation physique. Ce geste prémédité, inutile et gratuit, dit mieux qu’une analyse l’état d’esprit d’un homme qui cherche la confrontation physique en dehors de tout enjeu sportif. Lors de ce Mondial 2026, lors de la demi-finale contre l’Angleterre, il a porté un coup d’avant-bras violent à la nuque d’Elliot Anderson dès la 2e minute 30 sans recevoir de carton selon les rapports de match de l’AP et du Guardian. En finale contre l’Espagne, il a reçu un carton jaune pour avoir bousculé physiquement Dani Olmo. Et au coup de sifflet final, après la défaite et l’élimination, quand tout enjeu sportif avait disparu, il a saisi Eric Garcia par la gorge, frappé Gavi au visage, balancé selon Alan Shearer deux ou trois directs dans le visage de quelqu’un sur la BBC, et botté dans la mêlée. Gary Neville sur ITV a dit c’est une honte. La FIFA devrait le suspendre longuement.
Enzo Fernandez, milieu, Chelsea, 24 ans, né à San Martin, province de Buenos Aires
Fernandez est un talent pur. Et un problème institutionnel et moral documenté. En juillet 2024, après la victoire à la Copa America, il a posté une vidéo sur Instagram en direct depuis le bus de l’équipe dans laquelle lui et plusieurs coéquipiers entonnent un chant raciste et transphobe ciblant les joueurs français d’origine africaine. Les paroles documentées incluent des références racistes explicites à l’origine africaine de Kylian Mbappé et d’autres joueurs français. Cette violence verbale raciste n’est pas spontanée. Elle est chantée en groupe, filmée volontairement, diffusée publiquement. Chelsea a officiellement condamné ses agissements et ouvert une enquête interne. La Fédération française de football a déposé une plainte légale officielle. La FIFA a ouvert une enquête. Ses coéquipiers français à Chelsea Wesley Fofana, Malo Gusto et Axel Disasi ont cessé de le suivre sur les réseaux sociaux. Enzo Fernandez a publié une excuse sur Instagram. Puis il a continué. Lors de ce Mondial, il a été expulsé en finale pour second carton jaune à la 90e plus 2 après avoir fauché Dani Olmo. Avant cela, dès la 2e minute 30 de la demi-finale contre l’Angleterre, il avait porté un coup d’avant-bras violent à la nuque d’Elliot Anderson.
Rodrigo De Paul, milieu, Inter Miami, 32 ans, né à Sarandí, province de Buenos Aires
De Paul incarne la violence verbale institutionnalisée. Après l’affaire du chant raciste d’Enzo Fernandez, plutôt que de condamner il a défendu publiquement sur son canal de streaming OLGA. Il a déclaré que ses coéquipiers de Chelsea qui avaient cessé de suivre Fernandez sur les réseaux sociaux faisaient de la malice. Il a minimisé la chanson raciste en la qualifiant de folklore et de chicane. Il a déclaré il y a un peu de malice ou une volonté de mettre Enzo dans un lieu qui n’a rien à voir. Cautionner verbalement publiquement un chant raciste dirigé contre des joueurs ciblés pour leur origine africaine est une violence verbale en soi. Messi lui-même avait demandé dans le bus de ne pas entamer ces chants publiquement, signe que même le capitaine savait que la ligne était franchie. Sur le terrain, De Paul est un milieu dont le nombre de fautes intentionnelles par match dépasse largement la moyenne des équipes de ce niveau, avec une spécialité pour les tacles en retard sur les milieux adverses.
Cristian Romero, défenseur, Tottenham, 27 ans, né à Córdoba
Romero est catalogué comme l’un des défenseurs les plus physiquement dangereux de Premier League. Son tacle sur son propre coéquipier Enzo Fernandez lors d’un Tottenham-Chelsea en novembre 2023 lui a valu un carton rouge direct pour une intervention avec la jambe tendue à vitesse maximale sur le tibia de Fernandez dont la douleur visible a choqué le stade. Ce tacle sur un coéquipier international illustre que sa violence physique n’est pas une réponse à une rivalité ou à une pression sportive particulière. C’est une disposition naturelle qui s’exprime même contre les siens. Dans ce Mondial, Romero a été l’un des défenseurs les plus sanctionnés de l’équipe, multipliant les interventions aux limites de la légalité sur les attaquants adverses.
Thiago Almada, milieu, Atletico Madrid, 24 ans, né à Buenos Aires
Almada a participé à l’incident post-finale contre l’Espagne. Selon les images diffusées et les rapports de Footmercato et du Yahoo Sports, il a balayé physiquement l’Espagnol Gavi dans la mêlée après le coup de sifflet final, s’ajoutant aux agressions de Paredes sur Garcia et Gavi. À 24 ans, il est l’une des figures montantes de cette sélection et perpétue le cycle comportemental du groupe.
Le cas Messi : victime collatérale d’un système qui le dépasse
Lionel Messi mérite d’être distingué de ses coéquipiers. C’est lui qui, après la Copa America 2024, a dit dans le bus de l’équipe personne ne charge personne, festejemos et disfrutemos lo nuestro. Il avait conscience verbalement que la ligne avait été franchie. C’est lui qui, au Maracanã, est sorti du terrain pour tenter physiquement de calmer les supporters engagés dans les violences. C’est lui qui, selon De Paul, avertissait régulièrement ses coéquipiers de ce qu’il ne fallait pas dire ni faire publiquement. Messi est le seul membre de cette sélection dont les comportements documentés vont systématiquement dans le sens du respect. Il a perdu sa dernière finale de Coupe du monde dans les bras d’une équipe dont la violence verbale et physique a souillé ce qui aurait dû être son adieu le plus beau au football mondial.
Scaloni : l’architecte du système
Lionel Scaloni, 47 ans, né à Pujato province de Santa Fe, est le véritable architecte de cette culture de la violence verbale et physique comme stratégie. Lors de la demi-finale contre l’Angleterre, il a lui-même perdu son sang-froid verbalement face au quatrième arbitre dès les premières minutes en lui lançant fais ton travail, celui pour lequel tu es payé selon TyC Sports, incident filmé et relayé mondialement. Ce comportement verbal agressif envers les officiels, exprimé par le sélectionneur lui-même, dit à ses joueurs que le rapport d’autorité avec les arbitres est contestable. Face aux accusations de favoritisme arbitral du monde entier, sa réponse en conférence de presse a été de transformer les reproches en carburant motivationnel. Il a déclaré il y a peut-être beaucoup plus de gens qui ne veulent pas qu’on gagne, et on en tient compte. Les joueurs le comprennent. On s’en sert comme une forme de rébellion pour les pousser à se surpasser. Cette rhétorique de l’Argentine contre le monde dit à ses joueurs que toute critique extérieure est une injustice à combattre physiquement et verbalement plutôt qu’une invitation à s’améliorer.
Pas une seule fois depuis 2022 Scaloni n’a sanctionné un joueur pour comportement violent. Pas une seule fois il n’a présenté d’excuses publiques au nom de son équipe. La vice-présidente argentine Victoria Villarruel a défendu publiquement Enzo Fernandez après l’affaire du chant raciste. L’AFA a manifesté son total désaccord face aux sanctions de la FIFA. L’institution dans son entier a choisi de protéger ses joueurs plutôt que de les responsabiliser.
Ce que Gary Neville a dit sur ITV après la finale est le résumé parfait de ce que ce Mondial 2026 aura dit sur cette sélection : j’aime la compétitivité des Argentins, qui se battent corps et âme pour leur vie, Messi les a portés à bout de bras, mais c’est une honte, les derniers matchs ont été une honte. La violence verbale et physique comme système. Voilà l’héritage comportemental de cette Argentine du Mondial 2026.
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