La Rédaction | Lementor.net
La phase de groupes est terminée. Les huit équipes qualifiées pour les quarts de finale sont connues. Et parmi les affiches qui se dessinent pour ce samedi 24 mai au Complexe Mohammed VI de Salé, une retient particulièrement l’attention de ce côté-ci de la Méditerranée : Côte d’Ivoire contre Égypte. Deux des nations les plus titrées du football africain toutes catégories confondues. Deux sélections qui ont dominé leur groupe. Et deux projections footballistiques que ce quart de finale va soumettre au test de la vraie compétition.
La Côte d’Ivoire arrive en tête du groupe B avec sept points, deux victoires et un nul arraché dans les dernières secondes face à l’Ouganda. Son parcours a montré des qualités incontestables : une solidité défensive, une capacité à produire des occasions, et surtout une résilience dans les moments difficiles. Le penalty de Harafat Diabaté à la 92e minute contre la RD Congo pour arracher la qualification restera dans les mémoires de cette génération. Mais il a aussi révélé une dépendance aux situations d’urgence qui ne sera pas viable face à l’Égypte.
Les Pharaons U17 arrivent avec leur propre bagage. Deuxièmes du groupe A derrière le Maroc avec quatre points, battus par les Lionceaux de l’Atlas, ils ont rebondi face à la Tunisie et à l’Éthiopie. L’Égypte des moins de 17 ans est une équipe de système, formée dans les académies du Caire et d’Alexandrie selon des principes tactiques clairs et une culture de la compétition internationale qui se transmet de génération en génération. Ces joueurs ont grandi en sachant ce que représente le maillot égyptien. Ce n’est pas anodin dans un contexte de quart de finale.
Le tableau des quarts est en lui-même une affiche continentale de qualité. Tanzanie contre Algérie. Sénégal contre Mali. Maroc contre Cameroun. Et Côte d’Ivoire contre Égypte. Quatre duels qui mettent en présence huit des nations les plus constantes du football africain des jeunes. L’équipe qui sortira de ce tableau dimanche en demi-finale aura démontré qu’elle a les ressources pour aller au bout.
Pour le sélectionneur ivoirien Bassiriki Diabaté, la préparation de ce quart commence mentalement bien avant l’échauffement de samedi. Son groupe doit passer d’une phase de groupes jouée avec une forme de marge à une phase à élimination directe où la moindre erreur défensive, le moindre déchet dans le dernier geste, peut tout faire basculer. La solidité de la charnière centrale, la créativité des milieux dans le pressing égyptien, la finition dans les zones de vérité : ce sont les trois variables sur lesquelles ce match se jouera.
Les Éléphanteaux ont montré qu’ils savaient gagner dans la douleur. La question de samedi est de savoir s’ils peuvent aussi gagner dans la maîtrise. Contre l’Égypte, la douleur risque de coûter trop cher.
Leave a comment