Par La Rédaction | Lementor.net
C’est peut-être l’élimination la plus douloureuse de toutes les équipes africaines dans ce Mondial 2026. Le Sénégal menait deux buts à zéro contre la Belgique à Atlanta jusqu’à la 86e minute. Habib Diarra avait ouvert le score à la 25e minute. Ismaïla Sarr avait doublé la mise à la 52e. Pendant trente-quatre minutes, la qualification semblait acquise. Pendant trente-quatre minutes, les Lions de la Teranga avaient la main sur leur destin.
Et puis le scénario s’est déréglé en quatre minutes. Romelu Lukaku réduit le score à la 86e. Youri Tielemans égalise à la 88e sur une erreur du gardien Mory Diaw, qui remplaçait l’habituel Édouard Mendy blessé. La prolongation n’apporte pas de nouveaux buts dans le temps réglementaire supplémentaire. Et la VAR accorde finalement un penalty à la Belgique. Tielemans transforme. Trois buts à deux. La Belgique se qualifie. Le Sénégal rentre chez lui avec des regrets qui resteront longtemps.
Ce résultat est la quintessence de la faiblesse africaine identifiée dans ce tournoi. Mener deux buts à zéro à quatre minutes de la fin et perdre deux à trois. Deux buts d’avance, quatre minutes à gérer, et l’incapacité à franchir cette dernière ligne. Ce n’est pas une question de talent. C’est une question de gestion du résultat, de maîtrise émotionnelle, de culture de la protection d’un avantage acquis. Cette culture-là, le football africain n’a pas encore fini de la construire.
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