Par La Rédaction | Lementor.net
Il avait attendu cinq ans. La France l’avait attendu quatorze ans. Ce mardi 28 juillet 2026 à Paris, Philippe Diallo, président de la Fédération française de football, a officialisé ce que tout le monde savait depuis des mois : Zinédine Zidane est le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. Prise de fonctions le 1er août. Premier rassemblement le 20 septembre. Mandat de quatre ans jusqu’au Mondial 2030.
Les mots de Diallo disent la longueur de l’attente : dès février 2025, j’ai rencontré Zinédine Zidane pour lui proposer de prendre la tête de l’équipe de France. Depuis, nous nous sommes vus régulièrement pour préparer cela. Dix-sept mois de préparation silencieuse pendant que Deschamps finissait son travail au Mondial 2026. Ce respect du timing dit quelque chose sur la qualité de la transition. Rien n’a fuité. Rien n’a perturbé la préparation des Bleus. La page a été tournée proprement.
Zidane prend en main une équipe qui a terminé quatrième du Mondial 2026. Une équipe qui a le talent pour gagner, Mbappé, Dembélé, Olise, le trio offensif le plus redouté d’Europe, mais qui a manqué de cohérence collective dans les grands rendez-vous. La demi-finale contre l’Espagne, zéro occasion franche en quatre-vingt-dix minutes, dit que les Bleus ont besoin d’un projet de jeu plus construit que ce que Deschamps leur a apporté ces dernières années. Zidane a regardé. Il a analysé. Il a préparé. Il prendra la parole le 1er septembre quand il présentera son staff. Les joueurs attendent. Mbappé attende plus que tous les autres.
Sans banc depuis son départ du Real Madrid en mai 2021, Zidane revient avec cinq années de recul, d’observation et de préparation. Trois Ligues des Champions en deux passages au Real. La Liga. La Super Coupe d’Europe. Un palmarès d’entraîneur qui correspond à sa stature de joueur. Et maintenant l’équipe de France. Il avait dit la seule chose que je voulais faire après Madrid, c’était entraîner l’équipe de France. Il n’a jamais dévié de cette ligne. La fidélité à cet objectif unique pendant cinq ans dit que ce qu’il va construire avec les Bleus ne sera pas improvisé.
Il devient le 18ème sélectionneur de l’histoire des Bleus depuis Henri Guérin en 1964. Il succède à un homme avec qui il a gagné la Coupe du monde 1998 comme joueur. La boucle est bouclée. Pour le football français, ce 28 juillet est plus qu’un changement de sélectionneur. C’est un passage de génération.
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