Rédaction | lementor.net
La qualification est dans la poche. Le billet pour le Mondial U17 au Qatar est imprimé. Demain mardi 19 mai, au Complexe Mohammed VI de Salé, les Éléphanteaux de Côte d’Ivoire affrontent l’Ouganda pour leur troisième et dernier match de la phase de groupes de la CAN U17 Maroc 2026. Un match sans pression de résultat, mais avec une pression d’une autre nature : celle de la crédibilité.
Parce que les équipes qui vont loin dans les grands tournois sont rarement celles qui se permettent de souffler entre deux objectifs atteints. Les sélections qui portent les plus grandes ambitions utilisent chaque match comme un laboratoire, une occasion d’affiner les automatismes, de faire tourner l’effectif intelligemment, de tester des combinaisons que les quarts de finale ne permettront pas d’expérimenter. Le sélectionneur Bassiriki Diabaté le sait. Ce match contre l’Ouganda est son dernier espace de travail avant que les choses sérieuses ne reprennent.
L’Ouganda, de son côté, joue sa survie dans la compétition. Avec trois points au compteur après sa victoire 3-0 sur la RD Congo lors de la première journée, les Cranes U17 espèrent encore se qualifier pour les quarts de finale selon les résultats des autres groupes. Ils arriveront à Salé avec une faim que les Éléphanteaux n’auront pas. C’est toujours un danger dans le football : affronter une équipe qui joue sa vie contre une équipe qui joue son rythme.
Ce que ce match va révéler va au-delà du tableau d’affichage. Il dira si les Éléphanteaux sont capables de maintenir leur niveau d’intensité sans la pression du résultat. Il dira si Bassiriki Diabaté peut faire tourner son groupe en préservant une ossature collective suffisamment solide. Il dira aussi, peut-être, quels sont les joueurs qui réclament leur place de titulaire pour les quarts de finale à travers leur attitude à l’entraînement et leur performance sur les 90 minutes de demain.
Ce groupe ivoirien U17 a déjà accompli quelque chose d’historique : être la première équipe qualifiée de la compétition, décrocher le billet mondial in extremis d’un penalty à la 92e minute contre la RD Congo. Ces deux faits resteront dans les archives. Mais la génération qui aura vraiment marqué les mémoires sera celle qui ira chercher la coupe au bout de la compétition. Les quarts de finale approchent. Demain, face à l’Ouganda, commence la construction de l’équipe qui les disputera.
Leave a comment