Par La Rédaction | Lementor.net
Ce lundi 20 juillet 2026, la Commission électorale de la Fédération Ivoirienne de Football, présidée par Me Kouamé Bi Iritie, a publié le communiqué officiel encadrant les candidatures à l’Assemblée générale élective du 12 septembre 2026 à Yamoussoukro. Le document, signé et tamponné, dit avec la précision du droit ce que la campagne qui s’ouvre devra respecter. Et certaines de ses dispositions méritent d’être lues attentivement par tous ceux qui s’apprêtent à déposer un dossier.
La fenêtre de dépôt des candidatures est fixée du jeudi 23 juillet au lundi 10 août 2026 inclus. Dix-neuf jours. Pas un de plus. Les dossiers sont reçus au siège de la FIF à Treichville, avenue 1, troisième étage, au bureau de la permanence de la Commission électorale, du lundi au samedi de 10 heures à 16 heures. Numéro de contact : 07 12 59 30 94.
Pour briguer la présidence de la FIF, les conditions à remplir sont précises et cumulatives. Être ivoirien. Avoir au moins 35 ans révolus. Résider sur le territoire ivoirien. Être soutenu avec sa liste par quatre parrainages de membres actifs. Faire acte de candidature trente jours avant le scrutin. Jouir de ses droits civils et civiques et ne pas avoir été condamné à une peine criminelle ou correctionnelle définitive. Ne pas avoir subi dans les cinq ans précédant l’Assemblée générale élective une sanction en application des statuts, règlements, décisions et directives de la FIF, de la Zone Ouest B, de la CAF ou de la FIFA ou tout autre organisme sportif. Ne pas être frappé par un cas d’incompatibilité prévu par l’article 47 des statuts. Et attester de sa bonne moralité en déposant le formulaire d’intégrité dûment renseigné.
Les pièces à fournir sont tout aussi précises. Une demande dûment signée comportant obligatoirement une adresse électronique fonctionnelle. Un curriculum vitae ou une biographie. Une déclaration de disponibilité. Les lettres de parrainage requises. Une copie de la carte nationale d’identité ivoirienne ou du passeport ivoirien en cours de validité. Un casier judiciaire datant de moins de trois mois au moment du dépôt. Un certificat de nationalité ivoirienne. Un certificat de résidence en Côte d’Ivoire. Une attestation de régularité fiscale ou attestation de non redevance. Et le formulaire d’enquête d’intégrité dûment renseigné.
Cette liste dit quelque chose d’important sur la maturité institutionnelle de la FIF sous Yacine Idriss Diallo. Le casier judiciaire datant de moins de trois mois n’est pas une formalité administrative ordinaire. C’est une exigence de transparence qui dit que nul ne peut se présenter à la tête de l’institution sans prouver la propreté de son passé judiciaire. Le formulaire d’enquête d’intégrité va dans le même sens. Ce sont des garde-fous institutionnels qui distinguent une élection fédérale sérieuse d’une simple compétition de clientélisme.
La condition sur l’absence de sanction dans les cinq années précédentes de la part de la FIF, de la Zone Ouest B, de la CAF ou de la FIFA mérite une attention particulière dans le contexte actuel. Elle dit qu’un candidat qui aurait fait l’objet d’une procédure disciplinaire sportive dans ce délai ne peut pas se présenter. Cette disposition, si elle est appliquée avec rigueur, ferme la porte à des candidatures dont le profil disciplinaire serait problématique.
Pour les autres membres du Comité exécutif, les conditions sont similaires à une exception près : ils ne doivent figurer que sur la liste d’un seul candidat à la présidence. Cette disposition anti-cumul dit que chaque membre du futur COMEX doit clairement s’aligner derrière un candidat précis, sans double appartenance ni position ambiguë. C’est une règle de cohérence qui force les acteurs à choisir leur camp ouvertement avant le scrutin.
Ce communiqué de la Commission électorale, publié le 20 juillet, donne le coup d’envoi officiel d’une séquence qui conduira au 12 septembre à Yamoussoukro. Les candidats déclarés ont jusqu’au 23 juillet pour confirmer leur dossier. Yacine Idriss Diallo, grand favori avec le soutien unanime du COMEX sortant, de Jacques Anouma, du président Ouégnin, de Salif Bictogo, de Jean-Louis Gohouri, de Malick Tohé et du colonel Koné, entrera formellement dans ce processus comme tout autre candidat. Cissé Souleymane et Jean Marc Zorro, qui ont déclaré leur candidature, devront constituer leurs dossiers dans ce même délai. Et si Malick Tohé maintient son intention de se présenter contre le président dont il est le premier vice-président, c’est dans ce bureau de Treichville, entre le 23 juillet et le 10 août, qu’il devra en faire la preuve formelle.
Le football ivoirien choisira son président le 12 septembre. Le compte à rebours officiel commence dans deux jours.
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