Par La Rédaction | Lementor.net
Il y a quelque chose de symboliquement fort dans la venue à Abidjan de Romuald Wadagni pour son premier déplacement officiel en Côte d’Ivoire depuis son accession à la présidence du Bénin. Deux pays qui n’ont jamais cédé aux sirènes du populisme anti-occidental ni aux aventures putschistes qui ont reconfiguré la carte politique de l’Afrique de l’Ouest depuis 2020. Deux économies qui ont choisi la voie de l’intégration régionale, du respect des institutions et du partenariat avec les bailleurs de fonds internationaux. Deux États qui, dans un environnement sous-régional de plus en plus fracturé entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel, font le choix assumé d’une stabilité qui n’est pas de la résignation mais d’une stratégie de long terme.
Les deux présidents ont réaffirmé leur attachement aux principes d’intégration régionale et leur volonté commune de renforcer les échanges bilatéraux dans les domaines économique, commercial et institutionnel. Ils ont échangé sur la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, la résilience climatique et la nécessité de créer des opportunités pour la jeunesse et les femmes. Alassane Ouattara a félicité son homologue pour son élection et lui a exprimé ses voeux de réussite. Wadagni a invité Ouattara à Cotonou. L’invitation a été acceptée.
Au-delà du protocole diplomatique, cette visite traduit une convergence stratégique entre deux pays qui parient sur la même vision de ce que l’Afrique de l’Ouest doit être : une région ouverte sur le monde, respectueuse de ses engagements internationaux, capable d’attirer les investissements et de les transformer en développement durable pour ses populations. Dans un contexte où les fractures sous-régionales s’approfondissent semaine après semaine, cet axe Abidjan-Cotonou n’est pas seulement un partenariat bilatéral. C’est un signal politique adressé à toute la région.
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